|
|
|
 |
|
|
|
Libre expression
|
|
|
|
|
|
|
|
|
2012 UN PRINTEMPS NOIR...
|
|
|
|
Comme tous les haillanais nous avons été horrifiés et indignés par les lâches assassinats de Toulouse et Montauban. Nous ne pouvons qu’exprimer notre compassion et notre solidarité à toutes les innoncentes victimes et leurs familles.
Il semble, à l’heure où sont écrites ces lignes, (20-03-12) qu’une part plus ou moins grande des motivations de ce monstre est la haine communautaire. Qu’il s’agisse d’un malade ou d’un quelconque extrémiste le choix des victimes ne laisse pas indifférent. Ce sujet de «l’identité nationale» de ces gens «en trop en France» «qui profitent du travail des Français» «qui nous imposent la nourriture casher ou hallal» etc etc et que l’on «élimine» par l’expulsion est hélas constamment évoqué depuis cinq ans... Cette stigmatisation communautaire, plus ou moins indirecte, au plus haut niveau de l’Etat, nous l’avons toujours condamnée et plus que jamais actuellement hélas ! Certes le but n’est «que» de récupérer les suffrages extrémistes, un fou qui est excité par cette «ambiance communautaire», tous ces drapeaux brandis, ils n’en sont pas responsables. Mais jouer avec le feu, comme en 2005, peut faire craindre des «dommages collatéraux» imprévus et très graves. Le président de la République est le symbole avant tout de l’unité des Français. Force est de constater qu’il ne remplit pas NON PLUS cette tâche. Même Jacques Chirac, pourtant un adversaire politique, a sû, au moins une fois, l’espace de quelques heures, rassembler les Français pour l’amour de la Paix et le refus de la guerre !
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
 |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Le Trublion du Haillan a testé pour vous
(vous aussi d'ailleurs)... |
|
 |
|
|
|
...le perchlorate d'ammonium !
|
|
|
|
Comme nous l'avons déjà écrit le rapport "eau-espace" n'est pas aussi harmonieux que le slogan de notre ville pourrait le laisser supposer. Résumons les faits : "Les eaux du Thil et de la Gamarde ont été polluées par le perchlorate d'ammonium au milieu du mois de juillet" (cf notre confrère "Sud Ouest"). Suite à la découverte de cette pollution les sources ont été fermées représentant 20 % de la consommation de la CUB. Comme le déclarent des militants écologistes qui ont révélé les faits "dans cette affaire on a manqué de curiosité, il a fallu attendre le 21 juillet pour que la SNPE traite l'ensemble de ses rejets, avant c'était 80 %, LE RESTE S'ECOULAIT DANS LES JALLES", dixit Gérard Chausset. Le perchlorate n'est pas cancérigène mais c'est un perturbateur endocrinien, sa toxicité est liée à la durée d'exposition. De "source" anonyme (salariés de la SNPE) ces 20 %* balancés dans les Jalles cela dure depuis très longtemps...
Donc question légitime : l'eau que certains d'entre nous ont consommée au robinet était-elle vraiment clean "avant" ? Si les militants écologistes n'avaient pas découvert le "problème" combien de temps ENCORE aurait-on bu de l'eau pour le moins douteuse ? Une plainte "contre X" (dans cette histoire d'eau certains ont peur de se "mouiller") a été déposée par la CUB. Il va falloir oeuvrer pour éclaircir cette histoire. En attendant, vu une eau du robinet si peu surveillée, il n'est pas surprenant que beaucoup se remettent à boire de l'eau minérale. Dommage pour les bouteilles plastique à recycler. Encore une pierre à ajouter au dossier déjà très lourd de la Lyonnaise des Eaux qu'on a encore quelques années à supporter (voir ci-dessous les épisodes précédents).
(*) Au moment de la "découverte" du perchlorate d'ammonium c'était 20 % mais "avant" quel était le pourcentage des rejets ?
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Récupérer notre bien commun l'eau...
oui mais tout de suite !!!
|
|
|
|
Alors que nous apprenions que la Lyonnaise des eaux aurait surfacturé 150 millions d'euros à la CUB au titre de l'assainissement (Sud-ouest du 9 juin), ce qui représenterait 650 € par abonné selon Trans'CUB, Vincent Feltesse, Président socialiste de ladite CUB, annonçait son projet de revenir à une gestion directe (en régie commu- nautaire) en…2018.
Nous pourrions être satisfaits de cette décision puisque nous militions pour ce retour à la gestion directe et la rupture avec la pieuvre Lyonnaise des Eaux mais nous sommes surpris de ce renvoi à 2018 alors que le premier contrat (l'assainissement) prend fin en 2012.
Pourquoi ce délai ?
Et bien V Feltesse explique qu'il rencontre des problèmes techniques, sans développer lesquels, que la CUB n'est pas prête - on se demande bien ce que faisaient ces trente dernières années ceux qui sont chargés du contrôle de cette délégation de service public -, que le “savoir faire” a disparu alors que la régie est tenue de reprendre le personnel qui, lui, détient le savoir faire et qu'il y aurait un problème de statut du personnel plus avantageux que celui de la CUB (ce qui peut être solutionné par un ajustement par le haut, étendre les acquis sociaux au personnel de la CUB).
Ces raisons ne sont que des prétextes pour maintenir 6 années de plus ce contrat qui est (Sud-ouest du 10 juin) un des plus lucratifs du pays pour la société privée.
La direction de la Lyonnaise reste sereine et ne croit pas à son éviction, elle prêche pour un tandem “public - privé”… au public le boulot, au privé les euros !
En fait, en 2018, il y aura eu les présidentielles de 2012, celles de 2017 et les législatives qui vont avec, les élections municipales et donc le renouvellement de la CUB… il renvoie à d'autres le soin de faire le boulot tout en rassurant celles et ceux qui croient en ce genre de promesse. Nous n'en faisons pas partie et nous disons que si les élus de la CUB ne sont pas aptes à prendre des décisions et les appliquer, ils n'ont qu'à laisser leur place pour une gestion encore plus directe de ce bien social que constitue l'eau. S'ils ont peur de s'attaquer seuls à un mastodonte du capitalisme, ils peu vent en appeler au soutien populaire par un référendum d'initiative locale et, si pas suffisant, organiser un rendez-vous dans la rue ! Nous répondrons présents !
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
« Water makes money...»
|
|
|
|
La question de la délégation de services publics au privé, au sens large du terme, est à l’ordre du jour de l’actualité (chargée). Que ce soit pour l’eau, pour l’électricité (augmentations énormes exigées par les prestataires privés), les cantines scolaires, salles de spectacles et bien sûr... le nucléaire (dont on voit l’aboutissement dramatique avec le gestionnaire privé japonais Tepco). C’est une chose que de râler périodiquement à chaque mauvais coup comme pour l’électricité actuellement. C’est à une toute autre démarche d’analyse du «pourquoi» et d’engagement concret que le NPA du Haillan vous convie !
La réunion unitaire du 25 février au Haillan sur l’eau a été en quelque sorte une entrée en matière pour l’excellent film diffusé sur Arte le 22 mars («Water makes money ; comment les multinationales transforment l’eau en argent»). Cette question de l’eau est en effet exemplaire. «Les géants français (Véolia et Suez) encaissent des bénéfices monstrueux» «La Lyonnaise des eaux avait ponctionné 238 millions d’euros de la poche des usagers de Bordeaux» («Sud-Ouest» 20-03-11). Parmi les «techniques» des prestataires privés : on facture des compteurs d’eau ayant une douzaine d’années de vie alors que ces derniers durent deux fois plus longtemps (Bordeaux) ; versement d’un droit d’entrée aux collectivité concédantes. Cela permettait à des élus peu scrupuleux (mais relativement nombreux) d’investir sur la commune sans augmenter les impôts locaux, ceux-ci étant transférés sur le paiement de l’eau par les contribuables avec des intérêts énormes (Toulouse, Montpellier...). Cela aboutit dans certains cas également à des détournements de fonds à usage... personnel. L’intervention courageuse de militants comme Patrick Dufau de Lamothe, l’intervenant de la réunion du Haillan, et dont l’action sur Bordeaux et Toulouse était longuement évoquée sur le film d’Arte, a notamment permis d’interdire cette dernière magouille.
Enrichir des actionnaires sur le dos des plus démunis est inacceptable, on peut tourner la chose comme on veut. La gestion privée touche également au développement durable. Le secteur public comme à Munich se permet des investissements sur le long terme qui sont hors de portée du privé. L’utilisation du chlore dans l’eau n’est obligatoire que dans le cadre d’une gestion privée. Il leur est nécessaire de stériliser l’eau de façon à ce qu’elle reste salubre vu leur gestion limite des réseaux au jour le jour le jour. A l’opposé une gestion publique à long terme peut permettre d’avoir des réseaux assainis et donc de distribuer de l’eau non chlorée. Rappelons que ce dernier produit favorise à terme l’apparition de cancers...
Toutes les collectivités ayant choisi la gestion publique de l’eau on vu la facture des usagers baisser en même temps que la qualité du service augmentait ! Que dire de plus... Dans ce contexte les élus, notamment de gauche, qui vont avoir à se prononcer au niveau de la CUB vont tout simplement montrer à la population «de quel bord» ils se situent concrètement au delà des discours parfois trompeurs... Tous les citoyens doivent se mobiliser sur cette question cruciale comme nous le faisons au sein du Comité citoyen unitaire du Haillan (NPA, PCF, PG, les Verts, citoyens...)
Serge G (26-03-11)
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nucléaire...
|
|
|
|
|
|
Choisissons la vie !
|
|
|
|
Le problème que vont rencontrer les zélateurs du nucléaire est une contradiction fondamentale. Ils ont tout d’abord tenté vainement d’éluder leur écrasante responsabilité en prétendant «indécente» l’inquiétude générée sur notre pays par le drame du Japon. Vu l’actualité incontournable ils se prétendent maintenant d’accord pour investir sur la sécurité maximum sur les centrales françaises. Ne rêvons pas, de toute évidence ils espèrent gagner du temps. Une fois passée l’émotion ils espèrent que tout reviendra comme avant... (Par exemple, parmi de nombreuses techniques de désinformation éprouvées par le temps les études sismiques "adaptées" comme le démontre l’Observatoire du nucléaire)
En effet les coûts énormes des adaptations pour essayer de réduire les risques au maximum sur l’énorme réseau nucléaire français (on sait bien d’ailleurs qu’il est impossible de tout prévoir...) réduiraient d’autant la «rentabilité» de l’électricité nucléaire donc sa raison d’être. Chaque euro investi dans cette illusoire «sécurité» qui sert surtout à rassurer les Français, c’est une perte de profit... Il y a donc contradiction. Un bon capitaliste doit générer du profit... Générer du profit c’est entre autres économiser sur la sécurité... A force d’investissements «de sécurité» on arriverait à annuler la compétitivité du nucléaire par rapport aux autres sources d’énergie... «Ils» ne peuvent donc jouer ce jeu contradictoire avec leur philosophie économique fondamentale... Tout cela nous ramène au vrai choix qui nous est proposé :
Soit on continue comme avant, et on accepte l’éventualité de vivre ce qu’ont vécu les Ukrainiens, ce que commencent à vivre les Japonais ;
Soit on se bat pour imposer aux dirigeants capitalistes un processus d’arrêt des centrales nucléaires et leur remplacement par des énergies ne mettant pas en jeu des questions de survie...
Le gestionnaire de la centrale en perdition est une société privée, ce n’est pas un hasard... C’est une question «politique» au sens le plus profond du terme... Un exemple dans la logique actuelle de profit à court terme le gouvernement a fait l’impasse sur le photovoltaique... Cela coûte de l’argent à l’Etat donc on arrête...
Il faut payer l’énergie à son vrai prix. De tout temps l’homme s’est adapté. Voyons l’évolution du prix des carburants, voyez-vous moins de voitures, les voyez-vous rouler moins vite sur la rocade pour économiser ? Vivre autrement c’est cela l’enjeu et cela va bien au delà du nucléaire... Rappelons-nous les débuts de l’écologie en France, voyons l’importance de ces idées actuellement... L’homme s’adapte, c’est sa force. Il va falloir tirer un trait sur le nucléaire, si cette catastrophe ne suffit pas, c’est horrible à dire mais une prochaine en remettra une couche. Il suffit de voir l’état de certaines centrales...
S. G.
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|